Author Archives: Marc Vandiepenbeeck

Volume 133 N°3 Mai – Juin 2017

Sommaire

Page 66 Les débuts de l’astronomie aux Etats-Unis XIX^ et début du XXe siècle (2) Guy Stevins
  Page 66 Les expériences de Michelson – Interférométrie et vitesse de la lumière
  Page 67 1880 – 1930 : les cinquante « glorieuses » de l’astronomie Américaine
Page 72 ALMA découvre un ingrédient de la vie autour de jeunes Soleils René Dejaiffe/Anne Haubrechts
Page 74   A la poursuite des ondes gravitationnelles  Guy Stevins
Page 81   L’énigme des momopôles magnétiques  Guy Stevins
Page 89   C’était dans Ciel et Terre il y a 95 ans… Anne Haubrechts
Page 90   Dans le ciel du mois de juillet 2017 René Dejaiffe
Page 92   Dans le ciel du mois de août 2017 René Dejaiffe

Volume 133 N°2 Mars – Avril 2017

 

Sommaire

Page 34

 

 

 

  Les débuts de l’astronomie aux Etats-Unis XIX^ et début du XXe siècle (1)

36    Observatoires astronomiques
37    Les effets de la découverte de Neptune aux Etats-Unis
39    Simon Newcomb (1835-1909)
42 Théorie de la Lune de Hill – Brown
Guy Stevins
Page 45   Trois télescopes de trente mètres en préparation pour les années 2020 Guy Stevins
Page 50   Procès-verbal de l’assemblée générale annuelle du 15 mars 2017  
Page 51   Rapport du secrétaire général pour l’exercice 2016  
Page 54   Rapport du trésorier pour l’exercice 2016  
Page 57   C’était dans Ciel et Terre il y a 95 ans… Anne Haubrechts
Page 58   Dans le ciel du mois de mai 2017 René Dejaiffe
Page 60   Dans le ciel du mois de juin 2017 René Dejaiffe

 

Volume 133 n°1 – Janvier – Février 2017

Volume 133, n° 1 Janvier – Février 2017

Sommaire

Page 2 50 Années de Géodynamique au CIMT/ICET – 11
Un demi-siècle d’études géodynamiques à l’Observatoire Royal de Belgique et au Centre Intemational des Marées Terrestres
10. L’apport des gravimètres supraconducteurs
Bernard Ducarme et Michel Van Ruymbeke
Page 13 Les ondes gravitationnelles vues par Einstein en 1936 Guy Stevins
Page 20 C’était dans Ciel et Terre il y a nonante-cinq ans… Anne Haubrechts
Page 25 Bibliographie  
Page 26 Dans le ciel du mois de mars 2017 René Dejaiffe
Page 28 Dans le ciel du mois d’avril 2017 René Dejaiffe

Un ouragan en janvier

Du 13 au 15 janvier 2016, l’ouragan – Alex – s’est développé au cœur de l’Atlantique Nord. Fait extrêmement rare en janvier ; le précédent cas a été observé du 1 au 6 janvier 1938 ! Alex est né d’une dépression à l’ouest de Canaries.

Alex

Figure 1 : évolution de l’ouragan Alex (en vert : tempête tropicale et en rouge : ouragan de force 1)

La condition pour qu’un ouragan se forme est que la température à la surface des eaux des océans Atlantique-Nord et Pacifique Nord-Est excède 26°C sur une certaine profondeur (plus ou moins 200 m). Non seulement ce n’est pas la saison habituelle pour qu’un ouragan comme Alex naisse dans l’Atlantique… mais les conditions ne semblaient même pas réunies sur papier. De quoi surprendre les météorologues de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). La température des eaux au-dessus desquelles Alex s’est formé, notamment, n’est pas habituelle.

L’évolution classique d’un ouragan se fait selon la séquence suivante : naissance d’une petite perturbation qui prend son énergie dans l’évaporation de l’eau sous-jacente. Ensuite, en restant située au-dessus de l’eau chaude, elle devient une dépression tropicale. Les masses chargées de vapeur d’eau montent en altitude et se refroidissent. L’énergie acquise par le passage de l’eau liquide en vapeur d’eau se libère et dévient de l’énergie cinétique donnant de la vitesse à la masse d’air. Lorsque la vitesse des vents moyens les plus forts dépasse 64 nœuds (119 km/h), la tempête devient alors un cyclone tropical, appelé ouragan dans le bassin Atlantique.

alex_modos

Figure 2 L’ouragan Alex en journée du 14 janvier 2016 – MODIS

Programme détaillé des activités 2016-2017

SOCIÉTÉ ROYALE BELGE D’ASTRONOMIE,

DE MÉTÉOROLOGIE ET DE PHYSIQUE DU GLOBE

Association sans but lucratif

Avenue Circulaire, 3 – 1180 Bruxelles

IBAN : BE70 0000 0775 2825 / BIC : BPOTBEB1             www.srba.be                 ( 02 373 02 53)

logo_SRBA

Programme des principales activités 2016 – 2017


Mercredi 16 novembre 2016

Institut Royal Météorologique

Salle de conférences

16h30-19h00 : Rencontres Astro 1 avec exposés et débats

 16h45-17h00 : Questions d’actualité

17h00-18h00 : L’ « heureux » hasard de la découverte de Neptune

Guy STEVINS, Colonel IMM e.r., ancien Président de la Société

18h00-19h00 : Observation du ciel en 2017

René DEJAIFFE (Observatoire Royal de Belgique)

Mercredi 14 décembre 2016 (sous réserve de confirmation dans Ciel et Terre n°5 Sep-Oct 2016)

Institut Royal Météorologique

Salle de conférences

16h30-19h00 : Rencontres Astro 2  avec exposés et débats

16h45-17h00 : Questions d’actualité

17h00-19h00 : (Sur un thème/sujet plus astrophysique ou cosmologique)

(Orateur & Titre : à confirmer)


Mercredi 22 février 2017

Institut Royal Météorologique

Salle de conférences

16h30-19h00 : Rencontres Météo 1 avec exposés et débats

16h45-17h00 : Questions d’actualité

17h00-18h00 : Le modèle SimClimat du LMD

(Laboratoire de Météorologie dynamique de Paris)

Guy SCHAYES (Université Catholique de Louvain), ancien Président de la Société

18h00-19h00 : Séminaire de météorologie pour la pratique de la voile (4)

Marc VANDIEPENBEECK (Institut Royal Météorologique)


Mercredi 22 mars 2017

Institut Royal Météorologique

Salle de conférences

16h30-19h00 : Rencontres Géophys  avec exposés et débats

16h45-17h00 : Questions d’actualité

 17h00-19h00 : Grands tremblements de terre en régions continentales stables

et aléa sismique pour les industries à risques

Thierry CAMELBEECK (Observatoire Royal de Belgique)


Mercredi 19 avril 2017

Institut Royal Météorologique

Salle de conférences

16h30-19h00 : Rencontres Météo 2  avec exposés et débats

16h45-17h00 : Questions d’actualité

17h00-18h00 : Le LIDAR et ses multiples applications en météorologie

Fabian DEBAL (Institut Royal Météorologique)

18h00-19h00 : Séminaire de météorologie pour la pratique de la voile (5)

Marc VANDIEPENBEECK (Institut Royal Météorologique) (sous réserve de confirmation)

 

Avec le soutien de l’Observatoire Royal de Belgique

Coup de chaleur

À Troyes (Aube), le 17 juillet 2015, la température s’est élevée de 24 à 33°C entre 22 h TU et 23 TU le 16 juillet suite à des orages en état de désagrégation situés au Sud-Est de la ville. L’humidité a alors baissé de 52 à 22% et une rafale de 69 km/h a été relevée (voir figure 1). Ce phénomène a également été enregistré dans une moindre mesure dans les stations aux alentours comme à Nevers, Reims ou Melun.

Troyes

Figure 1 : évolution de la température et de l’humidité relative à Troyes dans l’Aube (France)

L’explication est à chercher dans ce que l’on appelle en météorologie un coup de chaleur (en anglais heat burst). Ce phénomène rare en Europe, mais plus fréquent aux États-Unis, se produit dans certains orages.

Ce phénomène n’est pas totalement compris. L’hypothèse la plus couramment admise est que la pluie tombant dans de l’air sec s’évapore en donnant de la virga et refroidit l’air environnant. Par conséquent, ce dernier devient plus dense et est accéléré vers le bas. En descendant rapidement, la masse d’air se réchauffe par compression adiabatique alors que la quantité de vapeur d’eau y reste la même, ce qui fait diminuer son humidité relative.

Quelques rappels :

  • La Rafale descendante (en anglais down burst) est un vent descendant très rapidement vers le sol. En y parvenant, il peut être à l’origine de dégâts très importants. Il y a des rafales descendantes sèches et humides.

Dans le cas d’une rafale descendante humide, l’air est humide dans toute la couche, entre le sol et les niveaux moyens de l’atmosphère, où la descente se produit. De plus, l’air des hauts niveaux, qui peut entrer dans l’orage, est plus froid que celui-ci. Il est donc plus dense (poussée d’Archimède) et va lui aussi descendre. Le vent ainsi rabattu s’accompagne alors de pluie.

Une rafale descendante sèche se produit dans un environnement très sec dans les bas niveaux sous l’orage. Les précipitations descendantes s’évaporent alors avant d’atteindre le sol. La parcelle d’air qui contenait ces précipitations est alors plus froide que l’environnement, par perte de chaleur due à l’évaporation, et accélère vers le bas. Il y a donc rafale sans pluie. Dans certains cas extrêmes, cette rafale descendante sèche peut provoquer un coup de chaleur.

  • Les virgas désignent, en météorologie, des précipitations qui s’évaporent avant d’arriver au sol. Cela se produit le plus souvent en été quand l’air près du sol est très chaud et sec et qu’un nuage accompagné de précipitations arrive sur cette zone. Les gouttes d’eau s’évaporent avant de toucher le sol (Voir figure ci-dessous)
  • Adiabatique se dit d’un processus de refroidissement ou de réchauffement se produisant sans échange de chaleur. La détente d’une masse d’air provoque un refroidissement de cette masse et, a contrario, une compression adiabatique produit un réchauffement.

Dans le cas de la saute de température à Troyes, c’est une rafale descendante sèche qui est à l’origine de ce coup de chaleur. Entre minuit et 1 heure du matin la température a augmenté de 9°C puis est progressivement revenue à la température qui a précédé le coup de chaleur.

D’autres cas plus remarquables encore se produisent dans les plaines américaines. Un exemple : le 3 août 2008, à Sioux Falls dans le Dakota du Sud, la température est passée de 24 °C à 38 °C en quelques minutes. Le phénomène a été accompagné de rafale de vent de 80 à 100 km/h.

Virga

Figure 2 exemple de virga